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Vous vous posez des questions sur le métier de réviseur d’entreprises ? Quelles sont ses missions ? Quelles sont ses compétences ? Cet article répond à vos questions et fait le point sur les conditions d’accès à la profession.

Entrepreneur, administrateur, directeur, responsable financier : que vous apporte l’audit ? En quoi l’expertise du réviseur est-elle fiable ?

Les fonctions du réviseur d’entreprise

Le réviseur d’entreprise réalise des audits au sein des entreprises afin de vérifier la conformité des comptes annuels par rapport aux principes comptables.

Mais le réduire à cette seule tâche est en réalité réducteur. Car le réviseur d’entreprise ne se cantonne pas au contrôle de la comptabilité de l’entreprise. Il réalise de nombreuses actions.

Davantage que l’audit, il s’avère un conseiller et peut faire part, à titre d’exemple, des risques financiers auxquels l’entreprise pourrait faire face dans l’avenir, mener une enquête dans le cadre de l’achat ou de la vente d’une entreprise, ou se prononcer sur l’organisation administrative, etc. Le réviseur d’entreprise peut procéder à une évaluation de l’entreprise.

Surtout, la mission confiée au réviseur d’entreprise est une mission d’intérêt général : il travaille dans l’intérêt public, au-delà de servir les intérêts des entreprises. Au service de la société, sa responsabilité est donc importante. Il est tenu de respecter une déontologie stricte et de respecter les règles d’indépendance, afin de garantir le fonctionnement de nos entreprises.

Le contrôle effectué sur les comptes annuels par le réviseur d’entreprises est donc sécurisé. Les actionnaires, les investisseurs, les banques, les fournisseurs et les partenaires sociaux de l’entreprise peuvent s’y référer en toute fiabilité. Le but est bien de favoriser les investissements et la croissance !

Concrètement, le réviseur d’entreprise assure, en plus de conseiller l’entreprise dans sa gestion financière, plusieurs missions, en délivrant à l’entreprise auditée :

  • Un rapport de contrôle : les réviseurs d’entreprises belges sous l’appellation de « commissaire » sont les seuls autorisés à réaliser un contrôle légal des comptes annuels (lors duquel ils vérifient l’adéquation des chiffres présentés avec la situation financière de l’entreprise).
  • Un rapport d’évaluation
  • L’analyse des informations financières non historiques mais également des informations non financières (les réviseurs peuvent aider une entreprise à réaliser certaines déclarations, comme traiter les objectifs de développement durable…).

Voici pour les principales missions du réviseur d’entreprise. Son rôle, qui peut s’avérer plus vaste selon la situation de l’entreprise, est détaillé et approfondi sur le site officiel de l’Institut des réviseurs d’entreprise.

Bon à savoir. En Belgique, les entreprises tenues de désigner un auditeur externe doivent opter pour un mandat de trois ans. Ainsi, en Belgique, l’audit est obligatoire pour les entreprises qui présentent un bilan de plus de 4,5 millions d’euros, un chiffre d’affaires supérieur à 9 millions d’euros et si elle comprend au minimum 50 employés. Au cours de l’audit, le réviseur d’entreprise examine les rapports qui lui sont fournis par les administrateurs et la direction, en toute objectivité, garantissant ainsi une certaine fiabilité quant à son travail.

Les conditions et le cursus pour devenir réviseur en Belgique

Les conditions

Pour devenir réviseur d’entreprises, les conditions requises sont les suivantes :

  • Être de nationalité belge et/ou résider en Belgique
  • Être âgé d’au moins 25 ans.
  • Ne pas avoir été condamné par la justice (présenter un casier judiciaire vierge)

Le cursus

Ces conditions remplies, le candidat à la fonction de réviseur d’entreprises doit :

  • Être diplômé d’un diplôme universitaire ou de l’enseignement supérieur en Belgique, d’un diplôme équivalent à l’étranger ou bien remplir certaines conditions de diplôme et/ou d’expérience.
  • Réaliser, après admission, un stage de trois ans et avoir validé l’examen d’aptitude (les épreuves écrites et orales)
  • Prêter serment devant le Tribunal de Commerce.

À retenir. La profession de réviseur d’entreprises est protégée… et les places, peu nombreuses ! La Belgique compte environ 1000 réviseurs. Le titre de réviseur ne s’obtient qu’après un long cursus, jalonné de plusieurs années d’expérience.Si vous résidez dans le Grand Duché, cet article sur le réviseur d’entreprises au Luxembourg pourrait vous intéresser :

Le profil du réviseur d’entreprise : compétences et qualités requises

Le réviseur d’entreprise est un expert qui améliore son expertise au travers de formations continues. Doté d’un esprit de synthèse et d’une connaissance fine de son métier aux diverses missions, il doit faire preuve de curiosité à l’égard de l’entreprise, avoir le sens de l’écoute et savoir s’adapter pour prodiguer les meilleurs conseils. De ce fait, il s’avère doué en communication et le travail en équipe lui convient, bien qu’il travaille souvent seul. Indispensable, il doit faire preuve d’une bonne connaissance des langues, en particulier l’anglais des affaires.

Les réviseurs d’entreprises contrôlent les trois quarts de la valeur ajoutée créée par les entreprises implantées en Belgique, selon les données de l’IRE, l’Institut des réviseurs d’entreprises qui protège la fonction et veille au respect du cadre déontologique (le réviseur d’entreprise est par ailleurs soumis au secret professionnel). Le réviseur d’entreprise est un partenaire de confiance. En attestent les conditions rigoureuses pour exercer cette profession libérale (la seule à être soumise à une supervision publique externe).