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Sorti en ce début d’année 2020 dans les salles de cinéma, le film Les Traducteurs du réalisateur Regis Roinsard, met en scène neuf traducteurs rassemblés pour traduire le dernier tome d’un des plus grands succès de la littérature mondiale, tous isolés dans une luxueuse demeure sans aucun contact possible avec l’extérieur. Mais lorsque les 10 premières pages du roman sont publiées sur internet et qu’un pirate menace de dévoiler la suite si une rançon colossale ne lui est versée, une question se pose : d’où vient la fuite ?

Une intrigue originale, qui depuis quelques mois, met en lumière les métiers de la traduction avec une attention particulière sur les conditions parfois difficiles auxquelles sont confrontés les traducteurs. Mythe ou proche de la réalité ?

Attentes et déceptions de ce film

Une équipe d’une dizaine de traducteurs et traductrices sont mis en scène dans un manoir-bunker pour un travail commun de traduction Mais évidemment l’intrigue du film s’oriente vers une intrigue dramatique.

« Tu es prêt à enfermer tes traducteurs dans un bunker et à les traiter comme du bétail !» s’indigne un mystérieux vieux personnage devant Lambert Wilson, acteur clé du film.  « C’est horrible à quel point ils sont mal payés. Ce sont des heures et des mois de travail méticuleux. », rétorque Lambert Wilson.

Ces deux phrases, tirées du film, avec une forte symbolique, dénotent une certaine considération assez péjorative vis-à-vis des protagonistes traducteurs et traductrices.

Entre réalité et fiction

Si les conditions de travail sont présentées dans un contexte exceptionnel durant ce film “les traducteurs”, elles n’en restent pas néanmoins fictives donc un mythe par définition. Cependant plusieurs traits du film semblent proches de la réalité.

Pour commencer, les traducteurs et traductrices du film ne parlent pas douze langues chacun·e, ne traduisant que vers leur langue maternelle. Loin de l’idée d’imaginer que les traducteurs peuvent traduire tout et n’importe quoi dans toutes les langues qu’ils ou elles connaissent. Seuls traducteurs pouvant traduire dans les deux sens, sont les vrai·es bilingues de naissance, et donc, rares.

Ensuite, lorsqu’on annonce aux protagonistes qu’il faudra traduire une œuvre par chapitres, cela ne les enchantent guère. Normal, puisque la traduction est un métier auquel on se forme, en dehors de l’apprentissage des langues et qu’il est impensable de traduire un texte, et à plus forte raison un roman, sans avoir lu l’œuvre dans son intégralité.

Des détails crédibles mais loin de la réalité

Dans ce film “les traducteurs”, Hormis les tensions, secrets, mensonges et manipulations qui règnent en maîtres dans ce film, le réalisateur, Régis Roinsard entraîne le spectateur dans une intrigue à tiroirs digne des meilleurs polars. Son goût pour un cinéma qui soigne son scénario s’exprime dans des dialogues coupés, des scènes qui se succèdent comme autant de chapitres à enchaînements troublants. Ce n’est pas pour autant que le réalisateur met en scène la réalité des coulisses des métiers liés à la traduction.

Certes, le réalisateur s’est inspiré de la réalité grâce à notamment cinq vrais traducteurs afin d’aiguiser au maximum les profils de chacun des protagonistes dans ce film, mais, a malgré tout garder une légèreté sur chaque détail afin d’en faire une fiction passionnante pour ce corps de métier.

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